Mon monde, mon âme et le reste

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Van Gogh, Le suicidé de la société d'Antonin ARTAUD

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S’il y a bien un truc qui est positif lors d’un état maladif répété c’est le temps que cela procure pour pratiquer des activités que l’on ne pourrait peut-être pas pratiquer en temps normal.

Si lire est un plaisir, il n’est pas forcément évident de savoir comment se déroule le choix de l’objet lu sauf si, comme là, j’ai le temps de penser à la raison de ce choix.

Mais ce qui est encore plus intéressant c’est que cette réflexion amène des choix qui n’auraient absolument pas existés à ce moment-là.

C’est donc avec un grand plaisir que je vais partager ce choix pas forcément hasardeux.

Vous connaissez mon grand amour pour Antonin ARTAUD et cela ne vous sera pas étonnant que mon choix s’est porté sur un de ses plus grands textes : Van Gogh, Le suicidé de la société.

Ce texte a été écrit en 1947 et il symbolise plusieurs révoltes. Le côté convulsif et bouillonnant de ce texte en fait un objet d’une fulgurance absolument rare. Artaud devient Van Gogh et son phrasé se fondent avec la peinture qu’il raconte. Il a la richesse hallucinée des couleurs de celui dont le pinceau était en folie. Mais il est aussi la puissance de l’imprécation, Artaud fulmine contre une société qui envoie les artiste dans ses asiles, contre la psychiatrie qui étouffe ces lucidités supérieures.

Cette fulgurance est une sorte de mise en garde contre ceux qui fuient la réalité commune pour voir au-delà : la société les fera périr sans ménagement.

Plus qu’un texte et des mots : une désertion mystique. Et un ouvrage à lire pour s’imprégner d’une folie douce.



24/02/2014
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