Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Révisons notre Grec et notre Latin : Horresco referens

Revisons-notre-Grec-et-notre-Latin-Horresco-referens.gif

C'est au moment de raconter la mort de Laocoon dans l'Enéide que le héros éponyme frémit de douleur, troublé par le seul fait de la scène. Cette scène d'horreur, Laocoon et ses deux fils meurent étouffés par deux monstrueux serpents surgis de la mer, a l'air bien effrayante? A se dresser des cheveux sur la tête.

On croit revivre cette scène dans la bouche de Théramène à l'acte V de Phèdre de Racine, avec le récit de la mort d'Hippolyte, vaincu par les monstres marins de Poséidon aux écailles jaunissantes.

Le verbe latin horresco, construit sur la racine du substantif horror, désigne la traduction physique du sentiment de peur et d'angoisse. Racine, toujours, à l'acte V d'Iphigénie cette fis, s'y rapporte littéralement : « on dit, et sans horreur je ne puis le redire... ». Aujourd'hui, on dira plutôt : « Rien que d'y penser, j'en tremble d'avance. »



04/02/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 213 autres membres