Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Mon journal du jour : 09-09-2014

Si Titien l’a magnifiquement peint et si Camus l’a superbement raconté, le mythe de Sisyphe  est teinté, pour moi aujourd’hui, d’une triste couleur. Il me saute au visage ce passage du Vin de solitude d’Irène NEMIROVSKY :

« Pour soulever un poids si lourd Sisyphe, il faudrait ton courage, Je ne manque pas de cœur à l’ouvrage

Mais le but est long et le temps est court »

 

 

L’homme doit il accepter sa condition absurde au point d’éteindre toute révolte car elle serait vaine ?

Constater que tout est absurde donc dénué de sens et que c’est cela qui serait l’essence même de notre existence ? Et donc prendre la décision que devant cette situation insoluble il ne faudrait qu’assumer.

A moins que le chemin ne doive être la révolte.

Si la vie est absurde et donc vide de sens, a quoi sert-il de la vivre ? Avoir conscience de l’absurdité de la vie n’est il pas déjà une forme de suicide ? D’un autre côté la seule chose que tout le monde connait est la fin. L’on va mourir un jour ou l’autre. Lutter contre ce destin fatal par la vie n’est t’il pas le meilleur moyen de lutter et donc de combattre l’absurdité de la vie ? La révolte doit aussi être la lucidité à ne pas avoir de but et accepter que rien ne doive être achevé car rien ne l’est jamais vraiment.

C’est la peur qui emprisonne et s’en libérer est la plus grande des libertés.  Prendre du recul sur les choses. Chercher à être heureux malgré le non sens de la vie.

 

Saint Peter and Saint Paul - Jusepe de Ribera 



09/09/2014
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