Mon monde, mon âme et le reste

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La foi face à la croyance

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La foi est le degré d’adhésion que l’on peut accorder à une idée, une croyance, un comportement ou à l’espèce humaine.  La foi n’est pas un savoir et c’est son principal intérêt et sa première difficulté.

Car assez souvent la foi s’oppose de façon forte à la croyance. La croyance est crédule tandis qu’avec la foi il faut d’abord croire et même contre l’apparence. La foi se combine au courage le plus digne et le plus profond. Ce en quoi on  foi n’est pas démontrable, seul un haut degré de confiance en une chose aussi forte qu’une démonstration est nécessaire. La foi est un engagement qui se veut lucide, en opposition à la croyance qui est le plus souvent très naïve.

Pour que la foi existe, il faut que l’objet de la croyance soit réel. La foi est l’exigence que l’on s’impose à soi-même de croire en l’autre lorsqu’il a pris un engagement, mais sans mésestimer les risques. La combinaison se fait donc entre une obligation, volonté de croire, et un régime de croyance. Du point de vue purement théologique, la foi désigne la confiance sans condition que l’on accorde à Dieu et ceci même si la raison ne vient aucunement appuyer ce désir.

Chez Pascal, la foi relève de l’ordre et de la grâce. Le moyen de la croyance est le cœur.

Une sensibilité au cœur et non à la raison.  La foi s’oppose à la confiance au-delà de ce que la raison peut calculer ou démontrer, tutoyant même l’absurde mais sans faire l’économie de l’angoisse que cela suscite.

La croyance conduit à la crédulité et au sommeil de l’esprit, la foi se présente donc comme une croyance consciente d’être croyance, reposant sur des principes et engageant une décision de volonté. Le mysticisme de Plotin est à regarder de près quand on aborde le sujet.

La question du malheur et de notre dispersion dans la luxure n’étant pas étrangère au sujet précédent.  Courir pour attraper chaque fois la même chose, dans un cercle perpétuel d’insatisfaction. Un désir nait et avant qu’il soit satisfait, un autre apparait.

La seule solution est de se tourner vers l’essence de la vie, vers une unité stable et éternelle.

La théodicée d’Augustin mérite une ample étude.



21/01/2014
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