Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : Transcendance


Synopsis :

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?

 

 

 

Ce premier film de Wally Pfister, directeur de la photographie sur INCEPTION, propose de se projeter dans le futur afin de suivre les aventures du docteur Will CASTER, magistralement incarné par un Johnny DEEP aussi naturel que profond. Le reste du casting n’étant pas du même calibre même si Rebecca HALL étant une valeur montante crédible.

Le point fort du film est incontestablement son esthétique totalement captivante de beauté et de profondeur. On se régale à se balader visuellement et même plus dans chacun des paysages proposés tout au long de chaque plan. Les effets spéciaux sont aussi très bien réalisés. L’analyse sociale de cette société qui donne la part un peu trop belle à la technologie est aussi quelque chose qui a été bien construit. Pour le reste, tout n’est que négatif ou ratage : le scénario est insipide, la mise en scène paresseuse, l’intrigue inintéressante, les personnages déséquilibrés et d’une platitude à pleurer, le propos est bien trop intellectuel au détriment du sensoriel, le montage donne un effet ridicule à l’ensemble, la réalisation est effrayant et comme je ne veux pas trop tirer sur l’ambulance je vais stopper la liste du mal ici. Les émotions ne sont évidemment aucunement au rendez-vous non plus. Comme quoi il ne faut jamais faire confiance aveuglement à des noms ronflants même si le sujet avait l’air d’en valoir la peine.

Une belle promesse non tenue et loin de là puisque le ratage s’avère quasiment total. Un film sans constance, sans fond et surtout sans âme, un peu comme cette technologie qui est son fond de commerce.

Je ne vous le conseille évidemment pas et ceci même si DEEP est votre idole et que vous aimez les films de S.F. Une surabondance pour un sujet qui va devenir de moins en moins crédible au fil des productions.

Après oui, si vous voulez dormir pour pas cher…

2.1/5.



29/06/2014
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