Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : Snowpiercer, Le Transperceneige

 


Synopsis :

2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

 

 

La richesse et la beauté des films coréens et même asiatiques ne sont plus à démontrer depuis bien longtemps et ce n’est pas "Snowpiercer" qui va me faire penser le contraire. La richesse de ce film est tout bonnement ahurissante, je me demande même combien de visionnage il faut pour en percevoir toutes les subtilités. Aucun détail n’est inutile, aucune  message n’est destiné à ne rien dire, aucun coup n’est pas fait pour que le spectateur ne se le prenne pas en pleine tête. Alors oui la violence est bien présente à l’écran et cela ne va pas être sans heurter quelques âmes sensibles. Mais diable que tout st d’un esthétisme raffiné. La fulgurance de chacun des instants a quelque chose de très organique. Le spectateur n’en est plus un tant il est happé à l’intérieur de l’histoire qui se déroule sous ses yeux.

Et que dire de la profondeur du message politique ? C’est puissant et réel, une sorte de remède à l’aveuglement des masses et des âmes en perdition. D’une noirceur rare dans son formalisme, le positif l’emporte néanmoins et ce n’est qu’un élan d’humanité et d’espoir que l’on garde en soi le film terminé. Le fait que tout ceci se déroule dans le huis-clos d’un train a bien-sûr accentué tout ce ressenti.  La maitrise du scénario combiné à un certain minimalisme  a donnée à l’œuvre une plus grande profondeur.

Evidemment ce qui a permis à ce film d’être un objet aussi brillant c’est son équilibre. Les moments les plus rudes s’atténuant via les petites touches humoristiques.  La digestion d’un tel impact ne pouvait se faire que grâce à ce burlesque qui s’est invité lors de certaines scènes.  Il faut dire que la mélancolie est un sentiment que je connais assez bien et que le proposer de façon si percutante ne pouvait pas me laisser insensible.  Et comme tout cet ensemble est teinté d’une poésie rare, j’ai été embarqué totalement.

 

Le dommageable, car dans une telle œuvre il y en a toujours, c’est le côté un peu pataud de Chris Evans, son acteur principal.  Quelques clichés un peu trop voyants sont aussi à souligner.

 

Bong Joon Ho a réalisé une œuvre de science-fiction aussi merveilleuse que magistrale et comme il va falloir que vous le voyiez plusieurs fois, le plaisir n’en sera que plus grand.

Un des films de l’année assurément même si l’œuvre n’est pas forcément tout public.

4.7/5



21/07/2014
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