Mon monde, mon âme et le reste

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Cinéma : Le vent se lève

Synopsis :

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

 

 

"Le vent se lève" est un film qui traite de sujets plutôt angoissants, la guerre et le fracas de la nature notamment, mais qui dégage une telle douceur, que l’on ne peut se sentir que bien tout le temps que dure la séance. Il faut dire que l’optimisme qui se dégage tout au long de cette œuvre est hautement contagieux pour le meilleur et rien que le meilleur. Les éléments sont une forte bourrasque et pourtant une seule chose existe, le positivisme le plus prodigieux. Malgré tout le malheur qui se produit, une seule chose compte : diriger sa vie avec une seule direction, le positivisme, le combat et la rêverie la plus douce et qu’il est vrai que cette vision est un réchauffement pour l’ensemble des sens des spectateurs.

En plus de cette réussite émotionnelle, la réussite technique est aussi grandiose. Les dessins sont aussi fins que d’une beauté saisissante. La fluidité du mouvement est une mécanique de précision incroyable. Les situations sont un petit bijou d’inventivité. L’expression des personnages est la résultante d’un travail remarquable. La richesse de l’histoire est digne de la meilleure des littératures. La construction de tout cet ensemble n’est rien de moins que l’apparition d’un miracle. La complexité de la construction des sentiments entre les personnages est une mécanique qu’aurait assurément jalousée le grand Léonard de VINCI. L’émotion est aussi parfaitement distillée afin que l’équilibre le plus parfait existe au sein de cette œuvre sidérante. La profondeur et la justesse de la gravité exprimée sont aussi quelque chose qui ne peut pas laisser indifférent tant la perfection existante se devine. La perfection n’existe peut-être pas, mais si jamais, il se peut que le jeu des sept erreurs ait rencontré une forte soustraction pour arriver à une seule case à cocher.

Oui il faut l’avouer ce film a peut-être un défaut, celui d’être un poil trop long et donc de perdre le spectateur par moments. Mais si ce défaut est réel, il est vraiment bien le seul.

Un film médicament, qui face à la dureté de la vie, va permettre de s’offrir une parenthèse inattendue et tellement onirique. Si le cinéma est souvent moyen, il mérite d’exister pour offrir de tant en tant des miracles comme celui-ci. Mr MYAZAKI s’en va sur un triomphe qui restera dans les mémoires et les cœurs. Quand la poésie se fait pellicule, c’est une jouissance comme celle-ci qui se matérialise devant nous.

Plus qu’une œuvre, une bénédiction.

4.5/5



20/02/2014
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