Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

Cinéma : La Vénus à la fourrure

 

Synopsis :

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

 

Je ne suis pas spécialement fan de Polanski comme cinéaste mais surtout comme bonhomme mais je dois avouer que le film livré aujourd’hui par ses soins peut-être qualifié d’exquis.

L’histoire est assez simple puisqu’il s’agit, pour le spectateur d’assister à un casting entre un metteur en scène torturé et une actrice envoutante, subtile et décalée. Ce huis clos interroge autant qu’il dérange. L’intelligence de sa mise en scène procure un étourdissement rare et même une jouissance. Observer ce face à face, qui petit à petit délivre toute sa subtilité. Le côté très dérangeant de l’œuvre apporte un supplément d’âme notamment dans cette façon qu’il a de plonger le spectateur dans une gêne aussi plaisante qu’interrogatrice.

La présence, d’Emmanuelle Seigner, aussi sublime qu’envoutante et qui trouve ici le rôle de sa carrière, n’est pas pour rien dans l’extase des sens qui se révèle tout au long de la projection. Et comme le second acteur de cette œuvre, Mathieu Amalric, est aussi à un haut niveau, je vous laisse deviner comment l’échange est délicieux.

Probablement pas un chef d’œuvre mais vraiment pas loin non plus. Dans le top 15 de l’année probablement.

A voir et même à revoir tant la lecture de l’œuvre est à multiple facettes.

Une urgence pour l’ensemble de vos sens. Dans le top 3 du réalisateur en tous les cas.

Si au cinéma la standing ovation est rare, ici elle est obligatoire pour s’incliner devant ce film drôle et fin.

4.2/5.



06/11/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 213 autres membres