Mon monde, mon âme et le reste

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Amélie NOTHOMB sort son 21e roman : Barbe BLEUE

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Au regard des récents romans sortis par notre amie belge Amélie N., j’avais de grands doutes quand à la qualité de son nouvel ouvrage mais d’un côté je ne pouvais pas ne pas être fidèle à celle qui avait fait naitre le bijou qu’est "Stupeur et tremblements".

Comme le titre l’indique, ce roman est une sorte de réécriture du fameux conte de Perrault et qui dit réécriture questionne sur le fait du renouvellement.  Ici tout commence lorsque l’héroïne de ce livre vient postuler à une offre de colocation qui ne se refuse pas. Saturnine PUISSANT, puisque c’est elle dont il s’agit, va bien évidemment être l’heureuse élue.  Cette jeune femme de 25 ans est enseignante à l’école du Louvre. Elle habitait jusque là en colocation avec sa meilleure amie à Marne-La-Vallée. Le propriétaire des lieux qui va l’accueillir est don Elemerio Nibal y Milcar, un grand d’Espagne de 44 ans qui a vu sa famille fuir l’Espagne suite à un problème avec Franco.

Curieux mélange qui va être accentué dés le début du roman avec les consignes de vie données à la nouvelle entrante et notamment sur l’interdiction de se rendre dans cette pièce noire sous peine de châtiment capital.

La suite ne va être que charme avec la présentation de son logeur à sa nouvelle partenaire d’habitât. Le tout va se faire tout en poésie et volupté. Quand elle lui demande ce qu’il fait dans la vie, il répond juste qu’il est espagnol.

Le ton est déjà donné et la suite va être du même acabit. Le partage va se faire dans le raffinement le plus total, entre dégustation de mets délicieux, échange d’amabilités plus où moins sauvages, offrandes de cadeaux et délectation des nectars les plus savoureux. On s’y croirait presque et surtout on aurait envie d’y être.

Les personnages sont torturés comme à l’habitude et les questions posées petit à petit sont une jolie offrande.

Et puis quelle cerise sur le gâteau que cette fin qui laisse les lecteurs et ses personnages… Mais chut car tout se découvre dans la lecture de cet agréable ouvrage.

170 pages qui se lisent très vite et très agréablement en ce qui concerne la production d’aujourd’hui. Les dialogues sont exquis, les scènes enivrantes et le saupoudrage d’autodérision est toujours aussi délicieux.

Du romanesque pur jus et ceci sans que cela soit rasoir, rien que pour cela je l’en remercie grandement.

Mon passage favori est déjà sans équivoque : "Tous les photographes sont autistes. S'ils en étaient conscients, ils nous épargneraient bien des vernissages".

A lire sans aucune crainte même si évidemment il ne s’agit pas de son plus grand livre et notamment à cause d’un manque de style évident. Un peu trop facile donc et c’est ça le regret car on ne peut pas se contenter de si peu au regard du talent de la dame.



14/11/2014
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