Mon monde, mon âme et le reste

Mon monde, mon âme et le reste

A la découverte des chefs-d'oeuvre de la musique classique : Symphonie Fantastique de BERLIOZ

En 1827, à une représentation d'Hamlet, Berlioz  fût frappé par une sorte de grâce, une sorte de choc bouleversant : la découverte d'un auteur, Shakespeare ainsi que la découverte d'une sublime actrice irlandaise, Harriet Smithson, avec qui il se mariera cinq ans plus tard.

Un trop plein de sensations et d'émotions qui se déverse dans la Symphonie fantastique, sous-titrée Episode de la vie d'un artiste. Conscient de l'étrangeté de l'œuvre, Berlioz l'accompagne d'un programme littéraire. On découvre comment un artiste, obsédé par une ligue féminine, absorbe de l'opium et, sous l'influence de la drogue, rêve qu'il tue sa bien-aimée, est mené à l'échafaud et retrouve sa belle dans le sabbat accompagnant ses propres funérailles.

 

Les rêveries de l'amoureux, d'abord douces puis cauchemardesques, sont hantées par un motif musical symbolisant la femme aimée, que Berlioz appelle l'idée fixe. Présente à la flûte dans le premier mouvement, Rêveries,  Passions, il en devient le thème principal, il se fond dans le rythme de la valse, se mêle aux noirs pressentiments qui troublent la quiétude d'un soir d'été à la campagne (Scène aux champs), retentit à la clarinette comme un dernier souvenir avant que ne tombe le couperet de l'échafaud.

Dans le finale, l'idée fixe prend le visage grimaçant d'un solo de petite clarinette ; le glas funèbre résonne, et la ronde des sorcières qui se mélange à la mélodie sinistre du Dies irae, la séquence de la Messe des morts grégorienne.

La symphonie se termine dans un effrayant tumulte.



26/01/2015
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